À la recherche d’apprentis

La crise sanitaire n’impacte pas tous les secteurs, en effet, beaucoup d’entreprises poursuivent leur activité et ont parfois du mal à recruter, notamment des apprentis en formation dans les CFA.

C’est notamment le cas dans le bâtiment ou dans le secteur de la coiffure & l’esthétique où il existe un vrai décalage encore le nombre d’étudiants en CFA et les besoins des entreprises.

Effectivement, le secteur du bâtiment croule sous les commandes en 2021 et les délais sont longs pour réussir à faire intervenir des artisans. Dans l’Est de la France, c’est 500 postes qui sont à pourvoir dans le secteur du bâtiment, et le manque de jeune se fait ressentir jusque dans les CFA où les effectifs sont insuffisants vis-à-vis de la demande des entreprises en apprentis.

Le constat est assez similaire dans le secteur de la coiffure et l’esthétique où les employeurs cherchent désespérément à recruter des apprentis mais les jeunes sont trop peu nombreux à intégrer les CFA. En effet, les CAP et BP (Brevets Professionnels) sont de plus en plus délaissés au profit des Bac Professionnels.

Une insertion professionnelle exceptionnelle

« À la sortie du CFA, près de neuf jeunes sur dix ont du boulot », confirme Thierry Cancé, directeur du CFA du bâtiment en Côte-d’Or, auprès de France Bleu.

En effet, le taux d’insertion est très fort à la sortie d’un CFA comparé à de nombreuses autres filières et formations (communication, langue, histoire…) où les jeunes diplômés se retrouvent parfois au chômage durant plusieurs mois. Certains sont d’ailleurs dans l’obligation de trouver un poste qui ne correspond pas à leur diplôme.

Le BTP CFA Vendée a, quant à lui, formé plus de 20 000 professionnels en 30 ans et un certain nombre d’entre eux sont aujourd’hui maître d’apprentissage. Le taux d’insertion est également très élevé car environ 89 % des apprentis sont embauchés dès l’obtention de leur diplôme. Parmi les 11%, certains reprennent l’entreprise familiale ou montent leur société.

Le CAP n’est pas assez souvent perçu comme un tremplin, or, nombreux sont les apprentis qui se voient offrir des très belles opportunités d’évolution au sein de l’entreprise ou acquièrent les compétences pour développer leur propre structure.

Thierry Cancé ajoute « vous avez des jeunes qui commencent avec un CAP et qui finissent chefs d’entreprises avec 20, 50, 200 salariés. Ça, vous le retrouvez dans aucun autre métier aujourd’hui ».

L’excellence, une valeur forte pour les CFA

Les formations de type CAP ou BP ont hérité d’une mauvaise image, accueillant soi-disant les « moins bons élèves ». Le concours des MAF (Meilleurs Apprentis de France) prouve le contraire et met en valeur le savoir-faire de l’artisanat français.

L’excellence est une valeur forte pour les CFA qui forment les artisans de demain dans des secteurs très divers : fleuristes, maçons, ébénistes, joailliers, sculpteurs, boulangers … ou encore coiffeuses et esthéticiennes.

La formation coiffure de l’école et CFA Silvya Terrade en fait d’ailleurs sa maxime : « Les écoles Silvya Terrade se retrouvent autour d’un ensemble de valeurs fortes : des formations d’excellence reconnues par l’État, un encadrement pédagogique supérieur et 100% d’employabilité pour tous nos élèves ». Depuis février 2020, le groupe est d’ailleurs devenu Centre de Formation des Apprentis (CFA), ce qui lui permet d’accompagner les jeunes dans leur insertion professionnelle. Il les assiste également dans les démarches administratives liées au plan « 1 jeune, 1 solution ».

Ce plan vise à apporter des aides gouvernementales aux entreprises, de 5 000€ pour l’embauche d’un apprenti de moins de 18 ans et de 8 000€ pour les plus de 18 ans. Lancé en juillet 2020 et reconduit en 2021, l’ambition de ce plan est d’orienter 200 000 jeunes vers les secteurs et métiers d’avenir.

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