Si tous les secteurs se voient fortement touchés par la crise sanitaire actuelle, le marché du travail n’en ressort pas moins abattu. Le ministère du Travail a décidé de publier hebdomadairement les données en cours en rapport à l’emploi. Ces chiffres démontrent que le choc subit sera difficile à rehausser d’ici là. La violence et sans précédent et à ce stade, il est tout à fait possible d’affirmer le positionnement de l’économie français : en chute vertigineuse.

Des travailleurs face à des situations difficiles

Un choc important difficile remédier, c’est ce que l’on peut dire de la situation de l’emploi à l’heure actuelle. Les chiffres mis en avant chaque semaine par le Ministère du Travail ne font que prouver cette affirmation.

Pour commencer, les déclarations d’embauches pour une durée de plus d’un mois au sein des entreprises ont connu une baisse importante de 64,9 % pour le mois d’avril si ces derniers étaient à -24,9 % pour le mois de mars. Un ralentissement de 30 points jamais enregistré auparavant.

Pour ceux déjà en poste, la situation ne s’arrange point. La deuxième édition de l’enquête Acemo spécial Covid-19 a en effet annoncé que 45 % des salariés travaillaient au sein des entreprises qui à cause de la crise ont dû arrêter complètement leurs activités. Ainsi, un salarié sur deux est actuellement victime de chômage technique. Une situation alarmante tant pour les ménages que pour l’économie française.

D’un côté, le chômage partiel touche à l’heure actuelle, 12,7 millions d’individus. Ainsi, le total des demandes d’heures chômées enregistrées depuis du début de la crise est estimé à 5,4 milliards. On note parmi ces salariés en activité partiels, 47 % issus des enseignes ayant moins de 50 employés à son compte ; et 30 % provenant des entreprises comptant plus de 250 employés. Les secteurs des services spécialisés, scientifiques et techniques et prestations administratives et de soutien ; le commerce ; et la construction sont celles qui émettent plus de 50 % des demandes d’autorisation d’heures chômées. À ce jour, l’Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes sont les territoires qui cumulent le plus de dossiers déposés.

Concernant la reprise des activités pour les enseignes qui ont pu tout de même font face à la crise, un tiers d’entre elles avouent que la situation sera encore difficile dans les 3 mois à venir. Le retour à la normale n’est donc pas encore pour d’ici peu. Un quart des enseignes ont de leur côté du mal à se projeter et sont incapables de donner des dates précises concernant la vraie reprise.

Les contrats aidés en chute libre

Aujourd’hui une baisse de 75 % sur les demandes d’aides a été transmise au sein de Pôle Emploi. Ce taux a été enregistré à la suite des quatre premières semaines du confinement, dont moins de 200 contrats aidés par semaine. Concernant le parcours emploi compétences, 5000 entrées ont été prises en compte depuis la mi-mars. Ainsi une baisse de 68 % a été enregistrée si l’on se réfère à la même période en 2019.

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